Un plan bizarre et dérangeant inspiré par la pandémie : Cinéma express

Cette série d’anthologies d’horreur philippines s’inspire des nombreuses peurs fondées et non fondées suscitées par l’ère Covid. Les thèmes de l’isolement, de la claustrophobie, de la paranoïa et des extrêmes auxquels vous devrez peut-être faire face pour survivre sont assez bien capturés dans ce premier épisode en quatre parties. En colère Il est à la fois bizarre et dérangeant de s’inspirer du livre de jeu actuel sur la pandémie pour explorer les innombrables effets psychologiques que le virus a déclenchés sur une population sans méfiance. Le fait que ces répliques psychologiques soient encore diagnostiquées ne fait que vous dire à quel point nous en savons peu sur toute l’étendue de la maladie. De nombreuses recherches et études ont peut-être été menées sur sa manifestation physique (et à juste titre), mais on n’a pas suffisamment expliqué comment Covid affecte le fonctionnement du cerveau. Le spectacle excelle à distiller cette peur mystérieuse de l’inconnu. Les deux premières parties sont empreintes d’un malaise persistant. Il y a des éléments d’horreur clairs en jeu, mais les aspects les plus dérangeants sont fermement ancrés dans la réalité ; cette réalité est la nouvelle normalité.

Réalisateur – Erik Matti

Scénaristes – Michiko Yamamoto (Histoire et Scénario), Mary Rose Colindres (Scénario), Leovic Arceta (Scénario)

Avec : Jay Glorioso, Chesca Diaz, Jake Macapagal, Ameera Johara, Donna Cariaga, Ynigo Delen, Vance Larena, Pam Gonzales, Ayeesha Cervantes

Diffusion active – Netflix

Partie 1 (La malchance est AB * tch) présente une famille philippine qui vit sa journée lorsqu’elle rencontre une femme plus âgée. Sa pancarte en carton indique que son fils est mort du Covid alors qu’il s’occupait d’elle et qu’elle n’a aucun moyen de rentrer chez elle. La mère l’accueille, la nourrit et la présente à la famille. Le mari et la fille expriment leurs craintes, qui sont rapidement dissipées par le simple argument qu’il s’agit d’une femme fragile qui ne peut ni entendre ni parler. Quel mal pourrait-il causer ? Mais faire confiance facilement, malgré les meilleures intentions et la bonté du cœur, a des conséquences. La partie suivante (HM ?) parle d’une mère célibataire récemment au chômage qui a l’idée de démarrer une entreprise de cuisine à domicile en ligne au milieu de la pandémie. Elle écume internet, demande aux influenceurs présents dans l’espace de lui prodiguer de précieux conseils, mais rien n’en sort. Le consensus général est que sa cuisine est pauvre. Cependant, les mots “ingrédient alimentaire secret” tapés désespérément dans un moteur de recherche changeront sa fortune pour toujours.

La partie 3 est légère sur le dialogue et lourde sur l’atmosphère. Se déroulant en noir et blanc, Rien ne vaut la viande se déroule vraisemblablement dans un avenir indéfini où une pandémie a dévasté. Il raconte l’histoire d’un couple qui réside dans un abri souterrain. La femme est atteinte d’un virus inconnu, qui lui donne l’apparence d’un zombie. Ses mains sont perpétuellement liées et elle a besoin d’être nourrie et abreuvée. Les sons gutturaux et animaliers sont tout ce qu’il peut gérer. Son mari, indemne de la maladie, s’occupe d’elle comme d’une invalide, mais son affection et son enthousiasme ne s’estompent pas un instant. Rien dans la situation n’est normal, mais il voit et traite sa femme comme l’être humain qu’elle était autrefois, et non comme l’entité méconnaissable qu’elle est devenue. La merde arrive est la dernière offre de la première saison de l’anthologie. Vient ensuite une jeune infirmière qui travaille de nuit à l’hôpital. Elle doit s’occuper d’un patient âgé ayant des problèmes de santé mentale. Troublée par l’interaction, elle retourne à son bureau. Dans le couloir, nous voyons un patient âgé dans le coma en fauteuil roulant. Prendre la responsabilité de l’étrange patient n’est que la première étape cauchemardesque que l’infirmière inexpérimentée entreprendra dans ce quart de travail sans fin dans le cimetière.

Le spectacle parvient à transmettre un sentiment de claustrophobie au spectateur. Être pris au piège dans un environnement restrictif et sans échappatoire est une poussée métaphorique vers l’isolement / la quarantaine à l’époque du coronavirus. Chaque récit se déroule dans des environnements similaires. Rien ne semble ouvert, gratuit. Qu’il s’agisse de la présence écrasante d’un être surnaturel accablant une famille malheureuse ou de l’existence d’un service Covid longtemps fermé opérant dans une dimension parallèle, vous vous sentirez forcément enfermé. La malchance est AB * tch commence fort, avec l’étrangeté entourant le nouveau venu assez palpable, mais ne tient pas une fois que la révélation s’est fait connaître. Cela dit, le thème général de la classe / privilège et du jeu complet doit être salué. La partie 2 est sans aucun doute le point culminant de la série, qui plonge dans la condition humaine à travers son récit de triomphe mère-enfant et de tragédie. Non seulement il marque sur la base du quotient effrayant, mais son angle émotionnel (aboutissant à une touche habile d’ironie artistique) se marie bien avec un tarif Hitchcock similaire. Même si rien ne vaut la viande lance un puissant message d’amour romantique inconditionnel, il aurait dû être plus long, selon un aperçu supplémentaire. La partie finale souffre d’un trop grand mélodrame, rendant son horreur et sa violence inefficaces.

Dans l’ensemble, En colèreLa saison inaugurale capture les aspects les plus terrifiants de la nouvelle normalité, présentant l’inconnu et le bizarre dans le contexte d’une pandémie qui fait rage.

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