Écran pré-talkie avec musique live au Cornell Cinema | Film

« Ailleurs, la nuit s’est approfondie dans le silence et le repos. Mais ici le vacarme brutal de la musique bon marché – l’alcool – la haine – la luxure – a fait un carnaval diabolique ».

J’ai regardé l’épopée pionnière du crime silencieux “Underworld” (1927) de Josef von Sternberg sur YouTube sans audio – pas de musique, rien – mais avec des intertitres comme celui mentionné ci-dessus, c’est un jeu d’enfant de suivre le récit. La narration visuelle n’a pas beaucoup changé dans l’histoire du cinéma ; même sans son sur mon iPhone, il ne m’a fallu qu’une minute pour entrer dans “Underworld”. Je ne peux qu’imaginer à quel point ce serait mieux de jouer avec de la musique, et encore moins avec une performance musicale en direct.

Le 18 mars, Cornell Cinema a projeté “Underworld” avec une bande originale en direct interprétée par Roger Miller et l’Anvil Orchestra, une émanation des favoris de CC, l’Alloy Orchestra.

Ce n’est que lorsque je suis allé sur Wikipédia pour trouver la liste des acteurs du film que j’ai réalisé que tous les personnages de “Underworld” avaient des surnoms et des pseudonymes : Clive Brook joue un avocat qui a succombé à l’alcoolisme, “Rolls Royce” Wenset. Il se retrouve à aider et à favoriser le criminel notoire “Bull” Weed (George Bancroft) et sa poupée, “Feathers” McCoy (Evelyn Brent).

Lorsque vous regardez un film muet de cette époque, ce que vous regardez vraiment, c’est cette première génération de cinéastes qui a inventé le médium, passant d’un grand maître à un gros plan extrême pour un maximum d’impact narratif et émotionnel, c’était relativement nouveau depuis des années. 20. C’est certainement une technique que Sergio Leone aimait utiliser dans ses westerns et ses comédies.

Vous voyez le langage en développement du film. Le réalisateur de Maverick, Roger Corman, adorait avoir beaucoup de kludge, ou d’articulation de surface, en tirant à travers des objets de premier plan. La pièce maîtresse du film de von Sternberg est une fête de gangsters énorme et bondée. Il y a d’épais tas de confettis partout et les acteurs pataugent à travers des nuages ​​de trucs. (Maintenant, je ne peux pas m’empêcher de me demander si Roger Corman a déjà vu “Underworld” ?)

jeudi 24 mars City Without Jews de Hans Karl Breslauer, d’après le roman d’Hugo Bettauer, sera projeté au Cornell Cinema, avec une partition originale de la violoniste klezmer Alicia Svigals et du pianiste de cinéma muet Donald Sosin.

Pendant des décennies, “La ville sans juifs” a été considérée comme perdue, jusqu’à ce que le Filmarchiv Austria en retrouve un fragment en 1991. Lorsque d’autres éléments ont été découverts à Paris en 2015, le Filmarchiv Austria a pu créer une restauration complète. Je n’ai pas pu entendre la bande-son live suivante, mais la version que j’ai vue sur Vimeo avait une bande-son complète sur le thème du klezmer avec un piano et beaucoup de cordes.

“La ville sans Juifs” n’est pas de la propagande antisémite, mais parle d’antisémitisme. L’histoire décrit une ville qui décide d’adopter une loi qui exile tous les Juifs ; la riche fête populaire se poursuit alors que les émeutes et les discours de haine prennent le contrôle des rues et des citoyens. Le film a son cœur à la bonne place, mais cela ne l’empêche pas d’être lourd, didactique et prédicateur. Il n’a tout simplement pas le poids dramatique qui fait qu’un film comme “Underworld” tourne sans un son.

RIP William Hurt (“Altered States”, “Body Heat”, “The Big Chill”, “Gorky Park”, “Kiss of the Spider Woman”, “Broadcast News”, “The Accidental Tourist”, “Dark City”, ” Intelligence Artificielle AI “,” Syriana “,” L’Incroyable Hulk “,” Captain America: Civil War “)

RIP Conrad Janis (“L’histoire de Buddy Holly”, “Airport 1975”, “The Cable Guy”)

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